Compte-rendu du 19ème club de lecture (juin 2014) – Thème : la première guerre mondiale

1914-2014 : Le centenaire de la première guerre mondiale.

Nous ne pouvions passer sous silence ce thème qui, bien que difficile à aborder, nous a permis de découvrir de nouveaux auteurs.

Ce mercredi 16 avril, 8 lectrices et 4 bénévoles ont présenté leurs lectures et ont échangé sur différents thèmes liés à cette guerre.

 

« Un long dimanche de fiançailles » de sébastien JAPRISOT

Un long convoi de soldats qui se sont mutilés pour ne plus faire la guerre…

L’auteur s’attache plus particulièrement à cinq hommes dont Manech (19 ans), le fiancé de Mathilde (17 ans)…

 

« Les âmes grises » de Philippe CLAUDEL

Nous sommes en Lorraine dans une grande localité proche du front: il y a un hôpital, des routes bloquées… Les villageois ne participent pas directement à la guerre mais ils la voient.

Vingt ans après la guerre, un policier va rouvrir en toute discrétion une enquête non aboutie en 14-18.

 

« La peur » de Gabriel CHEVALIER

L’auteur a écrit les romans « Clochemerle », il a été blessé pendant la guerre.

Le thème principal de ce livre est comme le titre le sous-entend: la peur par opposition à l’héroïsme. Il décrit la peur permanente des soldats sans la cacher, sans la nier.

Livre très détaillé et bouleversant.

 

« Les carnets de guerre » de Louis BARTHAS, tonnelier

A partir de son journal écrit au jour le jour pendant quatre années de guerre, le caporal Barthas restitue son journal. Il veut montrer entre autre que les soldats se battaient plus pour leur liberté que par patriotisme.

 

« Le grand troupeau » de Jean GIONO

Août 1914, des milliers de moutons reviennent plus tôt des alpages car il n’y a plus assez de bergers et meurent pendant le transport…

Août 1914, des miliiers d’hommes suivent leurs chefs et meurent…

Dans ce roman, plusieurs thèmes sont abordés : l’incompétence des chefs, le désarroi des médecins, l’amitié entre les soldats mais aussi ceux qui sont restés au pays…

Malgré ces sujets difficiles, l’écriture reste poétique.

 

« Les doigts d’Elise » de Jérôme TIROLLE

Nous sommes à Chaumont en 1910, Elise va vivre difficilement la jalousie de l’épouse du propriétaire de la ganterie où travaille sa mère…

 

« Blanche Maupas- la veuve de tous les fusillés » de Macha SERY et Alain MOREAU

Jusqu’en 1934, Blanche Maupas, institutrice, va se battre pour réhabiliter son mari qui a été fusillé pour refus de combattre ainsi que 3 autres caporaux. Elle aura gain de cause et les 4 soldats seront réhabilités.

 

« Le collier rouge » de Jean-Christophe RUFIN

« À une heure de l’après-midi, avec la chaleur qui écrasait la ville, les hurlements du chien étaient insupportables. Il était là depuis deux jours, sur la place Michelet et, depuis deux jours, il aboyait. C’était un gros chien marron à poils courts, sans collier, avec une oreille déchirée. Il jappait méthodiquement, une fois toutes les trois secondes à peu près, avec une voix grave qui rendait fou.
Dujeux lui avait lancé des pierres depuis le seuil de l’ancienne caserne, celle qui avait été transformée en prison pendant la guerre pour les déserteurs et les espions. Mais cela ne servait à rien. »

En 1919, le juge Lantier du Grez est, pour sa dernière affaire, confronté à Morlac, un ancien poilu arrêté pour comportement anarchiste lors d’un défilé: il avait décoré son chien de sa médaille militaire et tenu des propos antimilitaristes. Entre l’aristocrate et le paysan, le dialogue s’instaure peu à peu, faisant remonter les souvenirs d’une époque tourmentée.

 

« La chambre des officiers » de Marc DUGAIN

Dans les premiers jours de 14, Adrien F., lieutenant du génie, est fauché par un éclat d’obus sur les bords de la Meuse. Défiguré, il est transporté au Val-de-Grâce où il séjournera cinq ans dans la chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s’y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d’une part de leur identité, révéleront toute leur humanité.

 

« Louis et la jeune fille » de Cécile LADJALI

C’est un roman épistolaire un peu particulier car l’auteur retrace les correspondances de deux personnages Louis et Lorette a 33 ans d’écart.

Louis est poilu, il se bat dans les tranchées boueuese de la guerre 14, il écrit à sa mère à qui il cache la vérité de l’horruer de la guerre mais se confie à son frère.
Lorette, orpheline de mère, est une jeune apprentie en sténo dactylo, la nuit elle écrit pour les autres. Elle écrit à son père qui l’ignore. Ses lettres datent des années 1950.

Ce qui lie les deux personnages:

– La mort: Louis a perdu son père très jeune, Lorette sa mère.

Louis attend chaque jour le boulet de canon qui l’explosera, Lorette est atteinte de tuberculose

– La solitude: ils résistent à cette solitude grace à l’écriture

– Un personnage que le lecteur découvre en fin de lecture.

 

NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS auront lieu

LE 20 aôut – THEME : L’ETE

Le 10 septembre – THEME : Les romans de Jules VERNE

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